dimanche 7 février 2010

L'art de la cruise, ou quand tu réalises que tu l'as plus pantoute

J'ai passé une partie de l'après-midi et de la soirée chez une copine du travail. Comme par hasard, elle avait invité son voisin: célibataire et beau comme un coeur. Grand, brun, juste ce qu'il faut de bronzé, un regard de braise, des origines latino pas très claires, mon genre quoi!!!

Mais comment engager le dialogue quand Coco, trois ans et demi, cours après Cocotte, la fille de mon amie, tout juste âgée d'un an et demi. J'avais peine à enligner trois mots de suite tellement il fallait que je surveille mon rejeton qui montrait de mauvais coups à la rejetonne de ma copine.

Finalement, le Latin Boy a pris en charge Coco, il l'a assis sur ses genoux et a joué avec, on a finalement pu avoir un semblant de conversation. Loin de la cruise, mais tout de même, un échange d'idées, d'intérêts. Un gars intéressant, séduisant et qui sentait terriblement bon! J'ai l'impression que son parfum m'a suivi jusque chez moi. Huuummm!!!

Je réalise par contre que charmer son homme n'est pas une mince affaire quand Coco est dans les parages. Il n'a pourtant pas été à sa capacité maximale de "tannanterie" mais il en avait dedans. Dépendemment de la capacité d'en prendre du gars, il aurait pu en faire fuir quelques un. Mais Latin Boy m'a rassuré en me disant que ça semblait être un bon petit gars et que c'était normal qu'il bouge. Ok, s'il le dit...

En revenant chez moi je pensais à moi il y a quelques années, avant Coco, avant le père de Coco, c'était tellement facile "d'accrocher" un gars. J'avais le tour de la cruise tout en subtilité mais oh combien efficace! Une décennie plus tard, crime que j'ai perdu la touch!! Ce gars là il a dix ans je l'aurais laissé lorsqu'il aurait fini par me demander mon numéro de téléphone. Version 2010, je me dis que s'il m'a trouvé de son goût, il s'arrangera bien pour qu'on se revoit, et j'ai quitté voyant que j'avais largement dépassé l'heure du dodo de Coco.

Mon petit doigt me dit que mon célibat risque de durer encore un bout si je ne remonte pas en selle mieux que ça la prochaine fois qu'on me sert un beau mec sur un plateau d'argent comme ce soir.

vendredi 5 février 2010

La question qui tue

Autant Coco m'a fait damner en début de semaine, autant il a été mignon et adorable ces 2 derniers jours. Nous soupions tranquillement, en jasant de choses et d'autres (c'est vraiment génial de commencer à avoir de "vraies" conversations avec mon fils) quand il a vu défiler sur le screen saver de mon ordi une photo de la famille de son père sur laquelle j'apparais enceinte. Coco surpris s'est arrêté de manger et m'a demandé pourquoi j'étais sur la photo avec son père et sa famille. À l'âge qu'il avait quand nous nous sommes séparés, il n'a probablement aucun souvenir de nous avoir déjà vu ensemble. Bien sûr il nous voit "ensemble" quand mon ex vient le chercher, mais on se croise dans le cadre de porte. C'est pas pareil, et ça Coco l'a remarqué. Je ne savais pas trop quoi lui répondre. Alors il m'a demandé si son père était mon ami. J'ai bredouillé quelques mots inintelligibles. Il m'a alors demandé si je l'aimais. Finalement j'ai coupé court à la conversation en lui disant que son père était comme un ami (on est loin de la vérité, mais je ne peux quand même pas lui dire que son père est un trou de cul).

C'est là que j'ai réalisé que la question qui tue ne tardera pas à venir. Le jour où il me demandera pourquoi son père et moi nous nous sommes séparés, qu'est-ce que je pourrai bien lui répondre?

jeudi 4 février 2010

On ne contrôle pas tout, spécialement son subconscient

J'ai fait un rêve la nuit dernière qui m'a laissé perplexe. J'emménageais avec un monsieur de ma job. Un homme qui a l'âge d'être mon père, un monsieur que oui je trouve beau, que oui je trouve gentil, mais à qui je n'avais jamais pensé autrement qu'en collègue. Bon ok, je me rappelle m'être dit une fois que si il avait eu 10-15 de moins ça aurait été mon genre. Mais après le rêve que j'ai fait (heureusement il n'y avait pas de scènes pour adultes), dans lequel j'étais super en amour avec lui et tellement bien auprès de lui, je me demande comment je vais réagir quand je vais le voir.

C'est bizarre je repensais justement à mon rêve quand le téléphone a sonné: c'était lui. Toujours aussi gentil, et moi je me trouvais drôle d'avoir rêvé à lui. Un homme marié, en plus. Le genre timide qui ne viendrait jamais me cruiser.

Là ne me sortez pas que mon rêve signifie que je recherche mon père. Vous n'y seriez pas du tout. Non la signification est bien simple: l'homme en question représentait la stabilité, la maturité et la sécurité que j'aimerais trouver chez un éventuel monsieur Camille. Bref, tout le contraire de mon attardé d'ex éternel ado.

mercredi 3 février 2010

La rousse est douce

J'ai changé de tête la fin de semaine dernière. De brune je suis passée à rousse. Les commentaires de mon entourage sont positifs: Ça te donne du teint - Tu as l'air plus douce - Plus éclatante. Ouais, que des compliments, à l'exception du secrétaire à ma job qui ne s'est pas gêné pour me dire que j'étais "mieux" avant. Mais que vaut l'opinion d'un homme macho qui lorsque je lui recommande une crème à main contenant du silicone descend le regard jusqu'à ma poitrine et me demande "Tu n'en mets que sur tes mains de cette crème au silicone, t'es certaine???" CRÉTIN!!

mardi 2 février 2010

What the fu**!!!

Je suis une fille intègre, je parle rarement au travers mon chapeau, et mes principes j'y tiens mordicus. S'il y a une chose que je déteste c'est bien le monde profiteur et les hypocrites.

Mon ex est un gars qui disait avoir des principes. Même qu'il m'a rabâché les oreilles tout au long de notre relation avec ses foutus principes. Il m'a fait honte plus d'une fois parce que c'était "contre ses principes", il m'a fait la gueulle "pour ses principes", il a créé des froids avec des gens de notre entourage "à cause de ses principes". Au début tu trouves ça cute, un gars qui se tient debout, qui a des convictions.. après une couple d'années, quand tu es rendu avec un enfant et des responsabilités tu te demandes si un jour il va vieillir et évoluer. Ensuite tu le crisses là parce que tu n'en peux plus de l'entendre déblatérer au nom de ses principes.. sans compter toutes les autres choses que tu ne peux plus supporter chez lui.

Mais quand depuis 2 ans tu réalises que ces présumés principes là il les piétine tous, il les surmonte haut la main, qu'il renoue contact avec ces mêmes gens à qui il a tellement parlé dans le dos, qu'il jette le blâme sur toi la soi disant blonde qui aurait été une mauvaise influence pour lui, alors que tu as toujours été pour le vivre et laisser vivre, que tu lui as laissé plus de liberté qu'aucune fille en a jamais laissé à son chum avant toi, que tu l'as laissé vivre ses rêves, que tu l'as supporté, que tu l'as même fait vivre par moments, sans jamais le lui remettre sur le nez, mais que lui à la même occasion t'as renoté les rares gestes de générosité qu'il a eu à ton égard.. c'est normal de te sentir trahie? c'est normal de se sentir abusée? c'est normal aussi que je me questionne à savoir si ce gars là il m'a jamais aimé? C'est normal aussi que ça fasse aussi mal presque deux ans plus de tard de réaliser à quel point cet histoire là a été un échec sur toute la ligne (à l'exception de mon Coco qui même si il me rend folle parfois j'aime plus que tout)?

Est-ce que c'est normal aussi que je me demande si ce qu'il a brisé en moi pourra un jour se recoller? De me demander si j'ai perdu à jamais la capacité d'aimer et de faire confiance?

Je le hais tellement... et pourtant.. non.. je le méprise.. la haine ça demande trop d'énergie, le mépris c'est passif, mais c'est tellement plus insultant pour lui de voir cette petite lueur qui brille toujours dans mon oeil lorsque je le vois: "t'as aucune idée à quel point tu es minable". Il le lit, il le sait, et ça l'affecte tellement plus que si c'était de la haine, parce que ma haine lui donnerait un certain contrôle sur moi, alors que mon mépris est hors de son atteinte. Maudit facebook à marde! Je devrais vraiment le "unfriender", ça m'atteint encore toujours trop tout ce que j'apprends sur lui grâce à ça qu'en temps normal je n'apprendrais pas...

Coco aka Hyde

C'est bien connu: les enfants ont un 6e sens pour ce qui est de déceler la faille, les faiblesses chez leur(s) géniteur(s). Coco n'échappe pas à la règle. Même qu'il excelle dans l'art de faire tourner sa mère en bourrique. Il sent tout de suite quand je suis moins en forme, quand j'ai un début de mal d'oreille ou de tête et y va à fond. Il me repousse dans mes tranchées. Il me saute dessus, il crie, il est hors de contrôle.

Ce soir, c'est un soir comme ça. Un soir où j'ai d'avance mal à la tête, où je me sens fatiguée, bref où je ne me sens pas trop dedans pour assumer mes fonctions de mère mono parentale. Mais pas le choix, je fais avec, je prend un short cut et je nous fais des crêpes choco-bananes-crème fouettée parce qu'il faut bien manger. J'essaie de rester calme mais au fond de moi je boue, je crie, j'implose! J'ai beau user de tous mes trucs de discipline habituels, ce soir aucun d'eux ne fonctionne.

Des fois je me demande comment serait ma vie si j'étais tombée enceinte d'un homme merveilleux qui aurait aussi été un bon père. Un père sur qui m'appuyer quand je suis plus fragile, un pilier qui prendrait la relève... j'essaie de penser le moins possible à ça, parce que ça m'enrage. J'adore mon fils, je veux vraiment ce qu'il y a de mieux pour lui, mais des soirs comme ce soir, j'aimerais bien partager la tempête avec quelqu'un.

Demain est un autre jour comme on dit. J'espère que Coco aura laissé tombé son côté Mr. Hyde pour redevenir Dr. Jekyll. En attendant, un IMMENSE merci à mon amie Jen qui a offert le coffret d'Astro le petit Robot à Coco, des heures et des heures de tranquillité grâce à elle! Mais comme je ne veux pas abuser des bonnes choses et que Coco se tanne, je ne lui passe pas plus d'un épisode par soir.

samedi 30 janvier 2010

Un samedi sur deux

Je déteste un samedi matin sur deux. Quand mon ex vient chercher mon fils pour la fin de semaine. À chaque fois que je referme la porte sur eux, je suis découragée. Incapable de me rappeler pourquoi j'ai pu tant aimer ce gars, et surtout pourquoi je n'ai pas vu son vrai visage plus tôt. C'est un tel con!!! Rassurez-vous, nous ne nous sommes pas disputés. C'est juste que lorsque je lui donne des recommandations concernant Coco, il me regarde de haut l'air de dire "je sais aussi bien que toi ce qui est bon pour notre fils". Mais dans les faits, il ne le sait pas. Il fait -20 dehors et il m'obstinait sur la nécessité de mettre la salopette de Coco "mon auto est chaude qu'il répondait". Ouais ben moi quand il fait -20 je mets mon chauffage au maximum à mes pieds dans l'auto, pauvre Coco qui sera assis en arrière, j'ai peur qu'il ait froid. Je suis mère poule je sais. Mais Coco fais encore une otite et je trouve qu'il fait pipi souvent ces jours-ci alors j'ai pas envie qu'il choppe une infection urinaire en plus, j'ai pas que ça à faire perdre des journées entières à la clinique si il est malade quand je peux l'éviter.

Ça fait chier une séparation quand il y a un enfant impliqué. Pas seulement de le faire vivre à ton enfant, mais aussi de devoir continuer à voir l'Ex, celui que tu étais venue à tellement détester que tu l'as éjecté de ta vie, encore et encore et encore, un samedi sur deux. C'est dur de passer vraiment à autre chose quand il y a un fils qui te reliera encore pour une 15 aine d'années à ton ancienne vie, à ce grand cave qui t'as tellement étouffé et qui malgré qu'il soit enfin parti, continue d'une certaine façon à contrôler certains aspects de ma vie. Vous voulez des exemples? Mon ex il vit comme si je lui étais acquise. Pour lui il est tout à fait normal que je n'aie pas de vie pas de liberté comme lui. Il estime que puisque j'ai la garde à temps complet il va de soi que si il se planifie autre chose à faire la fin de semaine qu'il doit prendre Coco je serai là pour m'en occuper. Comme si je n'avais jamais de projets ces fins de semaines là! Tsssss! Alors comme ça, depuis notre séparation, il est parti six mois en Amérique Centrale ne me donnant aucun préavis et ne me demandant surtout pas mon avis. Il m'a dit le dimanche qu'il partait le mardi. J'étais bien contente dans les faits de me débarrasser de lui aussi longtemps, mais dans les faits, il est où le respect? Il y a aussi eu la fois où j'avais faits des projets pour la fin de semaine du travail et qu'il ne s'est jamais pointé le samedi matin alors que Coco l'attendait. "J'avais oublié que c'était ma fin de semaine" m'a-t-il dit quand j'ai fini par le rejoindre (eille! il te manque ton fils le cave pour l'oublier quand le vois déjà si peu!!!). "Je suis dans un chalet dans le nord, je ne pourrai pas venir le chercher". Sans compter toutes les fois où il est arrivé en retard alors que Coco l'attendait le nez collé dans la fenêtre... Après il se demande pourquoi Coco manque d'enthousiasme quand il vient le chercher.

Un samedi sur deux je suis confronté aux conséquences de mon choix, et je me re-questionne, est-ce que j'aurais pu l'éviter? La réponse est toujours non, je n'aurais pas pu l'éviter. Alors je jette le blâme sur moi-même en me disant que j'ai été tellement naïve de croire en ce gars là et de voir trop tard qu'il serait un éternel adolescent irresponsable.. j'aurais tellement voulu offrir mieux à mon fils comme père.

Un samedi sur deux, ça me donne le goût de pleurer, mais mes yeux restent secs, comme ils l'ont toujours été depuis presque 2 ans chaque fois que je pense à lui. Malgré la frustration, la déception et la peine .

NDLR.: Eh non! Ce n'est pas aujourd'hui que je vais fermer mon blogue. NE stressez pas avec ça... j'y pense sporadiquement mais je ne suis pas rendue à franchir le pas.